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Pourquoi il faut abandonner WordPress pour créer des sites web

par Rashel Réguigne
Bravo, vous avez réussi le test

Bravo, vous avez réussi le test

Bravo, vous avez réussi le test

Merci d’avoir cliqué sur le lien, il s’agissait simplement d’un test. Le fait que vous lisez ces lignes prouve que vous avez de la curiosité et que vous cherchez à comprendre les choses avant de critiquer sans réfléchir, ce qui est tout à votre honneur.

Je voudrais aussi m’excuser auprès de vous si vous êtes déçus du contenu qui n’a rien en rapport avec WordPress (dont je suis fan, et que j’utilise depuis une dizaine d’années, au point de l’enseigner). Je ne vous retiendrai pas plus longtemps, vous pouvez retourner à vos occupations. Désolée ! Mais si vous êtes curieux, je vous explique pourquoi j’ai fait ce test.

Tu veux rester encore un peu ? Alors allons droit au fait

Vous l’avez certainement remarqué, lorsqu’elle commente, la majorité des internautes est plutôt dans une démarche de spontanéité parfois hors sujet, mais souvent assez agressive. J’ai souhaité le vérifier pour ma culture personnelle, mais aussi pour mes élèves en communication numérique au travers d‘un petit exercice que voici (Attention, je ne suis pas sociologue, donc mes méthodes peuvent être améliorées !)  :

  • choisir un titre d’article un peu tapageur (voire “putaclic” comme on dit vulgairement) ;
  • écrire un chapeau visible, dans le sens du titre (ou “extrait” comme on l’appelle sous WordPress) ;
  • partager l’article sur différents réseaux sociaux, Facebook, Twitter, LinkedIn, … ;
  • attendre que les internautes commentent sous le post ;
  • observer, analyser et comparer les réponses postées en commentaire.

Ce que j’essaye de vérifier

Dans la plus grande partie des cas, je pense que les internautes sur les réseaux sociaux commentent les articles de manière impulsive, sans même les lire. Et souvent en faisant du hors sujet, ou de manière négative, avec plein de rage et de colère, gratuitement, sans savoir de quoi on parle en réalité, dans le post, et sans avoir aucune expertise dans le sujet abordé. En effet, il semble plus spontané d’avoir une attitude de “hater (personne qui déteste par principe) que d’avoir une attitude réfléchie, ouverte, et bienveillante. On appelle aussi ce type de réaction la Cancel Culture. Mais ai-je raison de penser ainsi ?

Voici quelques raisons suggérées (mais j’en oublie certainement ? Vos avis sont les bienvenus) :

  • Avec l’utilisations de pseudos, les internautes ont souvent le sentiment d’être anonymes sur la toile (même si cela n’est pas tout à fait vrai), donc d’impunité. D’ailleurs, j’ai remarqué que les personnes les plus agressives cachaient souvent leurs infos persos. Comme si elles étaient prévoyaient d’être chroniquement agressives sur la toile.
  • Parce qu’écrire un commentaire spontané, agressif, voire cruel,  provoque une (fausse) impression de puissance et de force aux yeux du hater (même si aux yeux d’autres personnes, l’agressivité gratuite est un signe de faiblesse, et de manque d’intelligence).
  • La diffusion massive des fakenews qui fait perdre tout confiance dans les médias et les professionnels de l’information. Chacun y va de sa petite information non vérifiée, non sourcée, et il est parfois compliqué de démêler le vrai du faux. Rappelons qu’il existe des outils comme Hoaxbuster pour vérifier certaines informations, et que par principe, il faut rester assez sceptique sur une actualité non sourcée et vérifiée.
  • Le manque d’éducation à l’égard des réseaux sociaux. A ce propos, on sous-estime trop souvent l’importance de la Netiquette.
  • Une haute opinion de soit-même, et un refus de remise en question, même si l’article apporte des arguments concrets. De toutes façons, ce n’est pas intéressante de les lire, l’internaute “sait déjà tout“.
  • Le facteur “temps et l’attention” comme l’explique bien Idriss Aberkane sur certaines de ses vidéos au sujet de l’certificat facebookéconomie de la connaissance : aujourd’hui, l’argent n’est plus le seul maître, il faut compter également sur ces 2 autres éléments. Donc lire le contenu peut être perçu comme long et fastidieux.
  • Donner son avis, c’est se mettre en valeur, montrer qu’on sait quelque chose, qu’importe qu’on ai aucune expertise en la matière, ou qu’on réponde à côté de la question. Cela intéresse forcement la Terre entière ! “L’important, c’est de participer” comme pensent certains. Un peu comme avec le sujet de la chloroquine, alimenté en grande partie par des personnes sans aucune formation médicale …
  • Ceux qui font semblant de suivre : ils ne font que vaguement parcourir l’article sans le lire, puis ils font croire qu’ils l’ont lu, pour se donner l’impression d’être “toujours au courant des dernières tendances” et de ne rien avoir loupé (mais on peut les pardonner s’ils ne sont pas trop virulents en donnant leurs avis).

La cancel culture – Astronogeek

Cette expérience m’a fait découvrir le terme Cancel Culture, qui semble bien correspondre à mon sujet : certains internautes commentent de manière agressive et spontanée en ne lisant que le titre, sans aucune expertise, et ensuite, ils restent bloqués avec leur colère contre la personne qui a publié, qu’elle ait raison ou tord, que les fait soient réels ou mensongers, et que cela date d’hier ou d’il y a 20 ans

Comment conclure ce test ?

Je vais surveiller les commentaires de cette publication sur les réseaux sociaux, et faire des captures d’écrans que je publierai ici si c’est possible (oui, le RGPD, je sais …). Ce test me servira également de support de formation pour mes élèves en communication numérique.

  • 1 point : le hater de base qui répond de manière impulsive par quelque chose de désobligeant et généralement assez court. Il a d’autres commentaires désagréables à poster ailleurs.
  • 2 points : le gros hater qui insiste, qui a vraiment un caractère agressif et négatif. Son commentaire est plus long, il est vraiment de mauvaise humeur ce matin. Evidemment qu’il n’a lu que le titre, mais comme il sait tout et que le reste du monde est stupide, il faut qu’il le montre.
  • 3 points : le hater champion, qui insiste lourdement, même s’il a pu voir qu’il s’agissait d’un exercice. Il refuse toute remise en question, et il revient à la charge.

Alors, combien de haters spontanés ? Combien de lovers ? .. C’est parti 🙂

Conclusion

Résumé des mes derniers tests sur les réseaux sociaux avec des posts “sensibles” (pseudo expertise médicale, thématique politique et thématique technique) :
  • Sur le sujet politique, ça part en live très rapidement, tout le monde s’énerve en ne lisant que le titre (surtout sur Facebook, je n’ai pas osé le poster sur Twitter). Il faut aller leur dire individuellement qu’il faut vraiment lire l’article pour que certains le fassent et se rendent compte de leur erreur (un tout petit pourcentage le fait vraiment)
  • Sur le sujet technique (postés sur LinkedIn, Twitter et des groupes techniques FB) : les internautes vont plus souvent vérifier en lisant le contenu. Mais ils sont parfois influencés par mon nom (ça les étonne de ma part). Donc ça marche moins bien. Cela mériterait d’être refait dans de meilleure conditions.
  • J’ai également fait des tests avec des publications type Gorafi sur ma pseudo expertise médicale sur le COVID19 (sujet évidement brûlant). Un petit pourcentage s’est laissé piéger alors que le contenu de mes posts étaient très caricatural. Les réactions négatives et agressives sont plus sur Twitter sur ce sujet.
  • Avec le test de cet article de blog, les premiers commentaires sont souvent assez impulsifs et agressifs. Il peut y en avoir plusieurs qui s’enchaînent ainsi. Au bout d’un moment, une personne va vraiment lire l’article, et poser un commentaire plus bienveillant, qui va attirer l’attention des autres internautes. On peut alors sortir du cercle destructeur.

Pour conclure, ce sujet n’est pas nouveau, et je ne vous ai rien appris ici. Ce n’était d’ailleurs pas l’objectif, puisque je voulais juste tester. Mais si vous avez des informations complémentaires, je serai ravie de les recevoir via ma page de contact. Merci d’avoir participé et bonne journée !

D’autre part, depuis la publication de cet article, je suis contactée en privé par des personnes ayant subit des “haters” et qui en souffrent beaucoup. Si vous avez des conseils, ou des anecdotes sur ce sujet, voire sur le harcèlement en ligne, vos témoignages sont les bienvenues pour préparer un prochain article qui réunira des conseils et des solutions.

PS : J’adore le CMS WordPress 😉 C’est mon outil de création de sites web préféré depuis des années, intuitif, puissant, évolutif, … Ce n’est pas pour rien que j’en faut le cœur de mon métier et que je forme à cet outil 🙂

Pour aller plus loin

 

 

Dernière modification : 13 août 2020

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