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Combien facturer un site web WordPress ?

Combien ça coute un site WordPress ?

par Rashel Réguigne

Dernière modification : 1 octobre 2021

Combien facturer un site web WordPress ?

Comment savoir combien facturer la création d’un site web WordPress ?

Savoir combien facturer la création d’un site WordPress n’est pas chose facile lorsqu’on se mets à son compte et qu’on manque d’expérience. Voici quelques conseils qui vous permettront de faire vos devis et de facturer vos prestations au juste prix.

1 Le cahier des charges pour identifier clairement tous les besoins de votre prospect

Avant de faire quoi que ce soit, il vous faut un cahier des charges. Normalement, c’est au client de vous le fournir (comme quand on va dans un restaurant, c’est au client de dire ce qu’il veut manger au serveur), mais il arrive que le client ne sache pas le faire. Dans ce cas, je vous invite à le faire vous-même (vous garderez alors le document pour vous et ne l’enverrez pas au client car ce travail de préparation vous appartient).

Le cahier des charges doit vous permettre d’identifier tous les besoins, et donc toutes les prestations à effectuer. Mais il vous permettra aussi à lancer le projet. C’est grâce à lui que vous allez pouvoir établir le devis. Le cahier des charges doit inclure les éléments suivants :

  • Informations sur le prospect (qui s’appellera « client » quand il aura signé le contrat) : nom et prénom, nom de la société, téléphone, email, siret, …
  • Objectif du site : cette question doit être posée au client, et c’est sa réponse qu’on va inscrire ici. Cela vous permettra de comprendre les besoins du client et surtout d’identifier sa topologie (débutant en web, initié, …). Parfois, il sera nécessaire de le recadrer face à la réalité du web (En entendant le « je veux un site pour être premier sur Google » par exemple …).
  • Charte graphique : logo, typos, couleurs, … Est-ce que ces éléments existent déjà, ou bien est-ce qu’il faudra les créer ? Si oui, il est conseillé de faire un cahier des charges complémentaire pour cette prestation. Si c’est déjà fait, il faudra demander au client de nous envoyer toutes ces infos, avec éventuellement les supports de communication print déjà créés. Ça peut servir pour l’inspiration 😉
  • Maquettes : les maquettes permettent de définir ce qu’on mettra sur les différentes pages, dans quel ordre et de quelle manière. Il existe 2 types de maquettes : celle qui permettent de faire du zoning (de définir quoi et où) et celles qui permettent de voir le rendu graphique (souvent très proche du rendu final qu’on aura sur un navigateur). Il est nécessaire d’en faire un certain nombre pour vérifier le parcours de l’utilisateur, et je recommande d’en faire au moins quelques unes (comme la page d’accueil et la page produit), avec des versions « écran d’ordinateur » mais aussi « tablette » et « smartphone ».
  • Arborescence du site : on commencera par lister toutes les pages, pour ensuite les organiser dans les différents menus. Petite astuce : ça ne sert à rien de créer un diagramme qui sera difficile à lire et compliqué à mettre à jour. Une liste à puce sera plus simple et plus efficace !
  • Hébergement et nom de domaine : chez quel hébergeur mettre votre site WordPress ? Ne pas négliger de vérifier les caractéristiques de celui-ci (certains sont très économiques mais n’incluent pas le certificat SSL et le facturent 100 euros par an ! ce qui revient à un hébergement plus cher qu’ailleurs)
  • Contenu : qui apportera le contenu rédactionnel (les textes) et les images ? La charge de travail sera évidemment très différente dans les 2 cas. Ici, il sera bon de préciser à votre prospect que la création de ces contenu prend du temps, que cela doit être fait proprement (sans fautes, sans piquer des images sur le web, ni même des textes). On peut aussi ajouter que si le client prend du temps à donner les contenus, la livraison du site sera repoussée. Ici, vous trouverez des conseils pour réussir les photos d’un site web.
  • Fonctionnalités : c’est la partie la plus importante et la plus sensible du projet. Il est indispensable de tout détailler, et de demander au client de montrer des exemples. En effet, ce que lui veut dire, n’est pas forcement ce que vous allez comprendre. Exemple : « Je veux un calendrier » peut se traduire par « Je veux un agenda avec prise e rendez-vous en ligne », ou bien « je veux un agenda des manifestations » ou encore « Je veux qu’on puisse voir quel jour on est » ….
  • Formation : le client a-t-il besoin d’être formé (en général, oui), mais surtout, jusqu’à quel niveau ? Aura-t-il besoin de savoir uniquement comment ajouter du contenu rédactionnel ? Sait-il rédiger « pour le web » et optimiser des images ? A-t-il besoin de savoir faire des sauvegardes et de gérer les mises à jour ?
  • Maintenance : le client a-t-il besoin de quelqu’un pour l’aider à garder le site en bonne santé, ou pas ? Il s’agit ici non seulement des sauvegardes régulières (base de données et fichiers), des nombreuses mises à jour (core de WordPress, thème, extensions, traductions), mais aussi d’un éventuel support client. Il peut y avoir un support téléphonique et email basé sur des conseils généraux pour le site web, mais aussi des corrections de bug, ou des évolutions. N’oubliez jamais de préciser le type et le temps passé pour els contrats de maintenance ! Plus vous serez précis, et mieux cela vaudra !

Bien sur, on peut ajouter d’autres éléments complémentaires, car plus un cahier des charges est détaillé, et plus il est facile d’identifier la charge de travail ! Attention cependant à bien l’organiser pour ne pas vous perdre dedans (c’est parfois le problème que l’on a lorsqu’un client vous envoie celui qu’il a fait).

2 Calculer le temps passé par tâche sur le projet

Une fois le cahier des charges (ou « spécifications fonctionnelles ») est rempli, vous allez pouvoir identifier toutes les tâches une par une sur votre application de devis et factures. Si vous n’en avez pas encore choisi, vous pouvez retrouver mon article sur le sujet ici. Exemples : installation de WordPress, mise en place de la charte graphique, installation du module de calendrier, mise en place de la galerie d’images (avec le nombre d’images à optimiser et mettre en place), etc …

Maintenant, vous aller devoir estimer le temps passé sur chaque tâche. Exemple : mise en place de la galerie d’image avec optimisation de 75 photos : 4h. Pour cela, utilisez un chronomètre quand vous travaillez pour identifier combien de  temps vous mettez pour faire chaque tâche ! (pour le time tracking, personnellement, j’utilise Anuko ou Toggl, mais il existe beaucoup d’autres applications !)

Attention, on oublie trop souvent le temps passé global sur un projet ! N’oubliez pas d’ajouter le temps passé dans les échanges d’emails, au téléphone, la recherche de solutions et les tests, …. Cela compte aussi !

3 Calculer le coût global du projet

Maintenant que vous avez identifié toutes les tâches et le temps nécessaire à leurs réalisations, il faut estimer votre coût horaire. Plusieurs éléments rentrent en cause :

  • votre niveau d’expérience : plus vous êtes expérimenté,  et plus vous pourrez augmenter votre taux horaire.
  • vos charges : cela dépend de votre statut, mais aussi de ce que vous dépensez tous les mois pour faire fonctionner votre petite agence : électricité, connexion web, location de bureau, licences de logiciels, etc …
  • le niveau de qualité demandé : un site web fait à la va-vite va couter moins cher qu’un site de qualité qui aura un bon référencement naturel, sera full responsive, bien sécurisé, rapide à s’afficher, etc … (au fait, le lien vers les 240 bonnes pratiques de la qualité web Opquast et ici une interview d’Elie Sloim sur la qualité web Opquast)

Evidement, faire un site, c’est relativement facile, mais faire un site web de qualité demande beaucoup plus de temps et d’expertise.  Vous devrez l’expliquer à votre client, car il existe de nombreuses personnes vendant des sites web très amateurs vendu à 300 ou 400 euros, et ceux-ci poseront certainement des problèmes à un moment donné (je rencontre tellement de personnes qui participent à des formations effectuées en 3 jours pour ensuite les revendre ! Ils n’ont qu’un aperçu très sommaire de la qualité, voire pas du tout …!) Un vrai professionnel effectue une formation allant de plusieurs mois à plusieurs années, et il se forme en continu. De plus, il doit acheter des licences pour avoir de bons outils, et cela à forcément un coût. Dans mon cas, ma formation de Conceptrice Intégratrice Multimédia a duré 2 ans, complété par un an de marketing, et depuis, je me forme tous les ans, en continu ! La sécurité, l’optimisation, le référencement, le code, la Qualité Web Opquast, l’infographie, le web design, l’expérience utilisateur, …. Concevoir un site web demande de nombreuses compétences qu’on met du temps à acquérir !

Cela peut être 20 ou 25 euros si vous êtes débutant et que vous n’avez pas beaucoup de charges, ou bien 80 ou 100 si vous êtes particulièrement expérimenté et que vous avez de nombreux outils pour aider vos clients, voire plus.

Et vous quel est votre taux horaire ? HT/TTC ou net ?

Une fois ce cout horaire défini, il vous suffit de multiplier le nombre d’heures de travail par votre cout horaire.

Enfin, pour finir, n’oubliez pas d’ajouter les frais liés au projet, si vous les réglez pour le client : licences de thème ou d’extension, hébergement, etc …

Une fois tout cela calculé, vous avez votre devis !

4 Anticiper les futurs besoins

N’oubliez jamais de préciser à votre client que ce n’est pas parce que son site web est livré qu’il est terminé et il faudra toujours travailler dessus si vous ne voulez pas qu’il meurt à petit feu. Qu’il en s’attende pas à ce que tout soit parfait le jour de la livraison, cela ne pourra pas être le cas.  Il y a de nombreuses choses à faire pour faire vivre un site web une fois qu’il est ouvert :

  • le travail de SEO (référencement naturel) qui doit être effectué en continu. Exemple : ajouter du contenu rédactionnel et le publier sur les réseaux sociaux.
  • améliorer sa vitesse d’affichage : vous pouvez utiliser un outil de mesure comme GTMetrix pour identifier des amélioration à mettre en place. Les avantages sont nombreux : amélioration du confort de navigation pour les internautes (pensez à ceux qui sont dans des zones où la connexion est mauvaise !), amélioration de votre positionnement sur les moteurs de recherche ..!
  • amélioration de la Qualité Web de votre site : encore une fois, impossible de passer à côté du référentiel d’Opquast ! Cela améliorera la vitesse d’affichage, l’interface, l’accessibilité, le SEO, la sécurité, votre image, … La qualité est quelque chose qui se travaille en continu, et on à jamais fini !
  • les évolutions : pensez toujours aux façons de faire évoluer le site. Cela peut être l’ajout de nouvelles fonctionnalités, la modification de contenus .. Gardez ces points en tête et rappelez-les à votre client le jour de la livraison du site. Cela pourra être intéressant d’en reparler après quelques semaines.

5 Derniers conseils pour ne pas se tromper

  • Ne vous sous-vendez pas ! En faisant cela, vous risquez de vous décrédibiliser et de dévaloriser votre travail ! Il faut appliquer le juste prix, celui qui vous respecte, mais qui respecte aussi votre client ! De plus, en vous sous-vendant, vous risquez de dévaloriser inutilement votre métier, et accessoirement d’attirer inutilement les foudres de vos confrères et consœurs ! Respectez votre client, et respectez-votre travail également !
  • Ajoutez toujours 10% à votre devis. En effet, on a toujours tendance à sous-estimer le temps-passé. Certains disent même qu’il faut ajouter jusqu’à 25% (mais je ne suis pas fan). A vous de voir !

6 Et pour les projets qui n’ont pas de cahier des charges clairs ?

Parfois, il arrive qu’un projet évolue très vite et qu’il soit difficile à être défini clairement par le client. A chaque rendez-vous,  vous vous apercevez qu’il y a de nouvelles choses oubliées dans la cahier des charges, ou bien de nouvelles demandes, et vous avez l’impression que vous n’allez jamais vous en sortir. Cela peut venir d’un manque de maturité dans le projet, ou bien de l’équipe du client qui a du mal à définir clairement ses besoins.

Dans ce cas, pas de panique, on change juste de méthode de travail pour être plus agile et on facture au temps passé ! Proposez pour commencer un forfait d’heures pour lancer et bien avancer sur le projet (pour connaitre le temps passé, identifiez chaque tache, et estimez le temps que vous passerez dessus. N’oubliez pas de travailler régulièrement avec un chronomètre !) . Le client a ensuite décidé de changer les fonctionnalités et il veut tout casser ? Pas de problème, on informe le client que cela prendra du temps de tout refaire, qu’il faudra ajouter des heures et que cela lui coutera plus cher ! Bien entendu, dans ce cas, il faut lui donner une idée du temps à passer (et donc du cout) en début de projet.

7 Ressources utiles

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